Lieux de Mémoire

Saint-Coulomb, une belle initiative : mise en place d’un circuit numérique de son patrimoine.

Au cœur du Clos-Poulet, entre Saint-Malo et Cancale, Saint-Coulomb est la commune où est rassemblé une très forte concentration de malouinières et autres demeures historiques du territoire. Les malouinières, ces maisons d’armateur du XVII ème et XVIII ème siècles devaient être situées, proche du port de Saint-Malo, à moins de deux heures à cheval. A la fois maisons de repos et maisons des champs pour les cultures permettant l’avitaillement des équipages,elles étaient à l’intérieur des terres, au cœur de ce territoire entre « terre et mer », dont la commune de Saint-Coulomb en a fait sa spécificité.(Aller à l’office du tourisme)

Dol-de-Bretagne : Deux nouveaux sites ajoutés au circuit des trésors de son patrimoine.

Dol, ancienne grande cité épiscopale est une commune disposant d’un patrimoine très riche, mis en valeur par la création d’un circuit composant treize points d’information et d’illustration, dont les deux nouveaux qui viennent d’être ouverts au public : la tour de la Motte et le menhir du Champ-Dolent. Celui-ci, d’autant plus imposant qu’il est solitaire, d’une taille de 9,30 m, il pèse 120 tonnes et révèle une remarquable maîtrise et organisation cultuelle des constructeurs de cette époque du Néolithique (5000 à 2000 ans avant notre ère).Il est l’un des plus grands connus dans le massif armoricain. (Aller à l’Office du tourisme)

Première étoile du guide vert Michelin pour la ville de Dol 
Par courrier arrivé le mercredi 21 juin en mairie, Philippe Orain, Directeur de la publication informe la ville de Dol de l’obtention d’une première étoile* au titre du guide vert Michelin 2017.
Après la cathédrale en 2016, c’est aujourd’hui l’ensemble de la ville qui est reconnue comme « intéressante » par le guide Michelin. Cette distinction vient reconnaître l’important travail de mise en valeur du patrimoine, entrepris depuis quelques années par l’ensemble des acteurs historiques et touristiques de la cité de Dol.

Les étoiles du guide Michelin, édition 2019, brillent toujours à DOL. La ville, la cathédrale et le CathédralOscope ont de nouveau retenu l’attention des experts du guide et consolidé ainsi leur qualité de lieux qui « vaut le détour ». Un encouragement pour développer de nouvelles initiatives, notamment autour du CathédralOscope, dont une nouvelle exposition sur l’Enluminure et un projet de parcours de trois jours pour vivre par apprentissage la vie au Moyen Age. Cela « vaut bien le détour », en effet.

Saint-Malo : L’Hotel l’Univers, le rendez-vous historique des marins et aventuriers.

Logé dans le Saint-Malo intra-muros, au cœur des remparts et face au château, place Chateaubriand, l’hôtel l’Univers, créé en 1850, a d’abord été un relais de poste et la gare de la ville de Saint-Malo, avant de devenir un hôtel au début des années 1900. Il vous plonge dans l’atmosphère inimitable d’une ville fortifiée et tournée vers la mer, ses records, ses aventures et ses dangers. Il est aussi aujourd’hui un des lieux de rencontre de la jeunesse malouine.

Son bar des Légendes, fréquenté depuis toujours par les marins de Saint-Malo et d’ailleurs, vous accueille dans un cadre authentique. Il a longtemps abrité le premier Yacht Club de la cité Corsaire, ce, jusqu’en 1940.Aventuriers, marins corsaires, marins de la Royale, marins de la Compagnie des Indes, de la grande pêche, terre- neuviers, marins au long cours, cap-horniers ,… et passionnés de la mer s’y sont croisés pendant plus d’une centaine d’années.

Ils s’y retrouvent encore aujourd’hui, notamment lors des grandes courses maritimes, telles que la Route du Rhum ou la Québec / Saint-Malo. Humez l’air ambiant… Leurs esprits semblent s’y croiser et saupoudrer l’atmosphère du bar des Légendes d’un parfum d’aventures, de découvertes et d’inédit, grâce notamment aux propriétaires actuels. Ils ont su préserver ce patrimoine, en conservant en l’état, le bar et l’ensemble des photos que les clients ou marins de passage ont laissé, comme Jean-Baptiste Charcot par exemple.

L’Association du Nouveau Pourquoi pas ?  que nous accompagnons, y tient régulièrement ses réunions. Notre Association, « Entre Terre et Mer », a prévu, de conserve avec les propriétaires actuels, d’y organiser des conférences et des expositions de peinture et de sculpture,  traitant du thème de l’évolution de l’humanité par l’illustration des grandes avancées (l’écriture, le nombre…) et l’hommage aux grands navigateurs, passeurs de mémoire et explorateurs de notre planète, dont Saint-Malo et le Pays de Rance-Emeraude, concentrent nombre de figures illustres et moins illustres.

Dinard, le Prieuré de Dinard :

C’est le lieu de mémoire incontournable et de fierté, s’il en est un, pour les dinardais. Il cumule une situation exceptionnelle face à la baie de Saint-Malo, une belle histoire de reconstruction d’un ensemble  architectural dont les fondations initiales datent des 12ème et 13ème siècles et est le lieu d’inspiration du parcours d’une femme d’exception, Madame de la Choüe de la Mettrie, bienfaitrice du Prieuré (1887-1977). (voir rubrique les Illustres). A voir donc.

Pour plus d’informations, nous vous renvoyons vers l’Association HISTOIRE et Patrimoine du Pays de Dinard/Rance/Emeraude, contact@patrimoine-dinard.fr, www.patrimoine-dinard.fr

Dinard, l’Hôtel Castelbrac :

L’hôtel Castelbrac, jadis la villa Bric-à-Brac, la « villa refuge des chercheurs d’océan », est riche d’une histoire qui touche parfois à l’extraordinaire, au sens strict. La villa est construite en 1860 par la famille Faber qui fonde Dinard dans les années 1850. Elle est ensuite acquise en 1875 par le colonel Hamilton qui s’exclama en la visitant : « My God what a bric-à-brac! ». Le nom va rester  et son emplacement exceptionnel- à flanc de falaise, au plus près de la mer- en fait l’une des villas les plus emblématiques de Dinard. Le Muséum national d’Histoire naturelle l’acquiert en 1935 et y ajoute un bâtiment abritant une station marine de recherche doublée d’un aquarium public. La villa devient un des hauts lieux de la recherche scientifique française et une source d’inspiration pour de nombreux chercheurs, dont le Commandant Charcot qui en fut un des occupants le plus assidu.

Yann Bucaille, un enfant du pays rachète l’ensemble en 2010 pour en faire un hôtel cinq étoiles dans le respect de l’esprit  et de l’histoire des lieux. Castelbrac est aujourd’hui un véritable « refuge de l’âme », un lieu de méditation et de mémoire des hommes qui ont participé à la découverte et à la conquête des océans.

C’est aussi un hôtel qui utilise les couteaux de cuisine pour chef et couteaux de table pour convives dessinés et fabriqués par la société Neptunia, un de nos partenaires. (voir rubrique partenaires).

23 janvier 2019 : Julien Hennote, le chef du restaurant du Pourquoi pas ? obtient sa première étoile : Chef bien connu de nous, notamment par les relations que nous avons pu organiser avec Neptunia, un de nos partenaires, voir la rubrique « Partenaires », et notre attachement au projet de l’Hôtel 5 étoiles Castelbrac depuis le début, il y a quatre ans, vient de se voir notifié d’une première étoile par le Guide Michelin. Un franc succès mérité pour le talent de sa cuisine et les qualités des équipes qui animent le restaurant. Sophie Bannier, la directrice, touche là les premiers dividendes de son action, remplissant à merveille les souhaits du couple Bucaille, porteur d’un projet qui valorise la mémoire de Jean-Baptiste Charcot. Merci à eux et bonnes dégustations à venir

A lire : « Castelbrac », livre écrit par Henri Fermin et Christian Fraud, édité par la maison d’éditions Bow-Window, livre dont nous avons tiré l’essentiel du texte ci-dessus. Pour en savoir plus : www.castelbrac.com/fr/

Dinan : La tour Coëtquen du château de Dinan met en scène l’art de la guerre au Moyen Age. (source le Petit Bleu) Un nouveau circuit est proposé aux visiteurs, accompagné par une mise en lumière tout à fait nouvelle, mettant en valeur enluminures grand format, casques et armes d’époque manipulables, pouvant être essayées à même un stand proche, tel par exemple, qu’un arcquebute, ancêtre de l’arquebuse. Accessible à partir du 14 mai, il s’agît d’une première étape ouverte au public, avant que celui n’ait accès, après de nouveaux travaux, qui démarreront en septembre, à d’autres pièces de la tour ducale et au souterrain Mercoeur. De bien belles perspectives pour découvrir cette période médiévale si riche sur notre territoire.

Plévenon : Fort La Latte met le paquet sur les travaux :
Le mythique château de Plévenon est bien souvent en chantier, une partie de l’année, lorsqu’il est fermé. 570.000€ de rénovations en cinq ans.
Depuis 1981, le fort est l’objet d’incessants travaux. Ouvert plus de 300 jours par an, le Fort la Latte, chargé d’histoire, est un incontournable. Chaque année, 150 000 visiteurs découvrent la forteresse de Plévenon édifiée par les Goyon Matignon entre 1341 et 1365. Près de 1100 visites guidées y sont réalisées annuellement. C’est aussi le lieu où a été tourné ‘Les vikings‘ de Richard Fleischer avec Kirk Douglas et Tony Curtis ainsi que des scènes de Chouans avec Philippe Noiret et Lambert Wilson.
Aujourd’hui, le Domaine de la Roche Goyon, c’est l’histoire d’une passion, celle de la famille Joüon des Longrais, propriétaire depuis 1931. De père en fils – et fille – le Fort la Latte retrouve de sa superbe.
Ces cinq dernières années, 570 000 € ont ainsi été consacrés aux travaux de restauration du monument historique. « Nous sommes aujourd’hui dans une belle dynamique de travaux qui dépasse l’image figée du château. Notre premier métier, c’est d’œuvrer à la conservation des lieux pour les générations futures. Pas seulement pour les propriétaires, pour les visiteurs également », explique Guénolé Joüon des Longrais, le fils des propriétaires. Car notre second métier, c’est l’ouverture au public. Ça nécessite dynamisme et entreprise, car malgré l’impression de puissance qui se dégage du château, les lieux sont très exposés et fragiles ».
Chaque année, d’octobre à mars, les échafaudages se réapproprient le fort, pour une nouvelle tranche de travaux. Si l’hiver dernier, les conditions climatiques n’étaient pas au rendez-vous, les restaurations du parados, du corps de garde et d’une partie du rempart Nord ont toutefois été menées à bien. Les travaux de la tour des archers, démarrés en 2016, se sont poursuivis.
« En cinq ans, nous avons aussi mené de nombreuses restaurations sur les remparts, avec des confortements rocheux de la falaise, poursuit Guénolé qui souligne le soutien administratif, technique et d’ingénierie des Bâtiments de France. Tous ces travaux ont été réalisés grâce à l’aide financière de l’Etat, via la DRAC, et la contribution financière de nos visiteurs. ».
L’hiver prochain devrait voir la restauration du four à rougir les boulets de fer, datant du XVIIIe siècle. Il est assez bien conservé, mais sa réfection sera un travail colossal du fait de la fragilisation de sa voûte.
« Nous nous apercevons bien que les savoir-faire se perdent, précise Isabelle Joüon des Longrais, propriétaire. C’est donc difficile de trouver les artisans dont nous avons besoin. De plus les coûts ont considérablement augmenté. Il faut prioriser ». Depuis dix ans, chaque année, en août, le fort opère un saut dans le temps avec les Médiévales. Trois jours de réjouissances avec musique, tournois de chevalerie, fauconnerie, magie, contes et stands d’artisanat. Pour les châtelains du Fort la Latte, c’est une façon de contribuer au rayonnement du château et de financer son entretien. Le Fort la Latte, une charge, mais aussi la passion d’une vie. Cindy GIRAUD (CLP) Publié le 26 Mai 2018  par ©Le Petit Bleu des Côtes d’Armor.

Pratique : ouvert tous les jours d’avril à septembre, de 10 h 30 à 18 h, et de 10 h 30 à 19 h en juillet et août. Hors saison, l’après-midi des vacances scolaires, week-ends et jours fériés. Sur réservations toute l’année pour les groupes. Fermé les 25 décembre et 1er janvier et de la fin des vacances de Noël aux vacances de février. Les dix ans des Médiévales, les 7,8, 9 août, 10 h 30 à 19 h, www.lefortlalatte.com/